NEURO-ARCHITECTURE
A TOULOUSE

Un espace ne se contente pas d’être beau.
Il nous fait vivre quelque chose.

Il y a des pièces dans lesquelles on se sent immédiatement à l’aise.
Et d’autres dans lesquelles quelque chose nous gêne, sans que l’on sache toujours expliquer quoi.

Un canapé depuis lequel on ne se sent jamais vraiment installé.
Une circulation qui oblige constamment à contourner un meuble.
Un bureau placé dans un passage où il est difficile de trouver le calme.
Une pièce pourtant très belle dans laquelle on passe finalement peu de temps.

À l’inverse, certains endroits nous donnent spontanément envie de nous installer, de rester, d’échanger
ou de nous retirer quelques instants.

Notre expérience d’un intérieur ne dépend donc pas uniquement de ce que nous voyons.
Elle dépend aussi de la manière dont nous percevons l’espace et dont nous interagissons avec lui.

C’est précisément ce qui m’intéresse dans la neuro-architecture.

Non pas pour appliquer des règles toutes faites à votre maison.

Mais pour enrichir ma compréhension de ce qu’un espace peut nous faire vivre.

La neuro-architecture, qu’est-ce que c’est ?

La neuro-architecture s’intéresse aux relations entre l’environnement bâti et notre manière de percevoir, ressentir et utiliser les espaces.

Elle se nourrit notamment des connaissances issues de l’architecture, des neurosciences et des sciences qui étudient les interactions entre l’être humain et son environnement.

Elle invite ainsi à regarder un intérieur au-delà de sa seule apparence.

Comment percevons-nous les volumes ?
Que voyons-nous lorsque nous entrons dans une pièce ?
Comment nous y déplaçons-nous ?
Où avons-nous spontanément envie de nous installer ?
À quels endroits nous sentons-nous davantage exposés ou, au contraire, protégés ?
Comment la lumière, les vues, les proportions, les couleurs, les matières ou encore l’acoustique participent-elles à notre expérience du lieu ?

La conception ne concerne alors plus seulement ce que contient une pièce, mais la manière dont elle sera vécue.

Perspective entre plusieurs espaces intérieurs structurés par les volumes, les ouvertures et la couleur

Un espace peut fonctionner sur le plan… et être inconfortable à vivre

Prenons un salon.
Le canapé tient parfaitement.
La table basse aussi.
Les distances semblent suffisantes et les circulations sont possibles.

Sur le plan, tout fonctionne.
Pourtant, une fois installé, quelque chose peut gêner.

Le canapé est peut-être directement exposé au passage entre l’entrée et la cuisine.
Une porte s’ouvre juste derrière l’endroit où l’on s’assoit.
Le regard donne en permanence sur une zone que l’on aurait préféré rendre plus discrète.

Les dimensions sont bonnes. L’expérience de l’espace l’est beaucoup moins.

C’est une distinction importante dans mon travail.

Je ne cherche pas seulement à savoir si un aménagement rentre.

Je cherche aussi à comprendre ce que vous allez voir, ressentir et devoir faire lorsque vous l’utiliserez réellement.

Ce que nous voyons participe à notre expérience d’un lieu

Dans un intérieur, notre perception dépend aussi de l’endroit depuis lequel nous regardons.

Ce que vous voyez lorsque vous êtes assis dans votre canapé.
Lorsque vous travaillez.
Lorsque vous êtes allongé dans votre lit.

Selon l’endroit où nous nous trouvons dans une pièce, notre regard ne rencontre pas les mêmes choses.

Un aménagement influence donc aussi ce que nous voyons et les perspectives qui s’offrent à nous.

Il peut mettre certaines choses en valeur.
En rendre d’autres plus discrètes.
Préserver une vue.
Créer davantage d’intimité.
Ou au contraire laisser une personne constamment exposée aux mouvements qui se déroulent autour d’elle.

C’est pourquoi je m’intéresse autant à ce que l’on voit depuis un endroit qu’à ce qui se trouve à cet endroit.

Nos déplacements racontent beaucoup de choses sur notre intérieur

Une maison peut nous demander une succession de petits efforts auxquels nous finissons par ne plus prêter attention.

Contourner systématiquement la table pour rejoindre la cuisine.
Refermer une porte pour pouvoir ouvrir un placard.
Déplacer une chaise pour accéder à un rangement.
Traverser plusieurs fois la cuisine lorsque l’on prépare un repas.
Passer derrière quelqu’un installé à son bureau chaque fois que l’on rejoint une autre partie de la pièce.

Pris séparément, ces gestes peuvent sembler insignifiants.

Répétés jour après jour, ils participent pourtant pleinement à notre expérience de la maison.

Une circulation ne consiste donc pas uniquement à vérifier qu’un passage est suffisamment large sur un plan.
Elle invite aussi à observer les trajectoires, les croisements, les gestes répétés et les relations entre les différentes fonctions.

Ce sont parfois ces petits efforts invisibles qui expliquent pourquoi une maison finit par nous demander autant d’énergie.

Nous n’avons pas les mêmes besoins selon ce que nous faisons

Un endroit dans lequel nous échangeons en famille ne répond pas nécessairement aux mêmes besoins qu’un espace dans lequel nous souhaitons nous concentrer.

Une chambre n’est pas vécue comme une cuisine.
Un bureau n’est pas vécu comme une entrée.
Et au sein d’une même pièce, plusieurs besoins peuvent cohabiter.
Une pièce de vie peut devoir permettre de discuter, recevoir, lire, regarder un film, travailler ponctuellement et circuler sans gêner ceux qui sont déjà installés.

Il ne suffit donc pas toujours de créer différentes « zones » sur un plan.

Il faut aussi s’interroger sur la manière dont ces usages vont cohabiter.

Les personnes ont-elles besoin de rester en relation ?
Certaines activités réclament-elles davantage de calme ou d’intimité ?
Les déplacements de l’une vont-ils perturber l’activité de l’autre ?
Les différentes fonctions ont-elles les mêmes besoins en lumière ?

Concevoir un espace, c’est aussi organiser les relations entre ce qui s’y passe.

Notre perception vient rarement d’un seul élément

Il serait tentant de chercher la bonne disposition, la bonne couleur ou la bonne lumière.

Dans la réalité, nous faisons l’expérience de plusieurs informations simultanément.

La lumière rencontre les couleurs et les matières.
Le mobilier influence les circulations et les perspectives.
Les volumes modifient notre perception des distances.
Les sons circulent d’une zone à l’autre.
Une ouverture peut apporter de la lumière tout en exposant davantage un espace aux regards.
Une séparation peut créer de l’intimité tout en réduisant certaines perspectives.

Chaque décision entretient une relation avec les autres.

C’est l’une des raisons pour lesquelles je préfère penser un intérieur dans sa globalité plutôt que traiter indépendamment son agencement, ses couleurs, sa lumière ou sa décoration.

La qualité d’un espace naît rarement d’un élément spectaculaire.

Elle se construit beaucoup plus souvent dans la cohérence de toutes ces relations.

La neuro-architecture ne fournit pas une recette universelle

C’est un point important pour moi.

S’intéresser à la manière dont nous réagissons à notre environnement ne signifie pas qu’il existerait une disposition parfaite qui conviendrait à tout le monde.

La manière dont nous expérimentons un espace dépend aussi de son usage, du contexte et des personnes qui l’occupent.
Une personne peut aimer se sentir au cœur de l’activité familiale lorsqu’elle travaille.
Une autre aura besoin de pouvoir s’en isoler complètement.
Certains apprécient les grands volumes très ouverts.
D’autres se sentent davantage à l’aise dans des espaces plus enveloppants.

Un espace destiné à favoriser les échanges n’appelle pas les mêmes réponses qu’un espace dans lequel nous avons besoin de nous concentrer ou de nous isoler.

Les connaissances issues de la neuro-architecture ne remplacent donc jamais l’observation de ceux qui vont habiter le lieu.

Elles viennent l’enrichir.

Et c’est précisément là qu’elles prennent tout leur sens dans ma façon de travailler.

Comment j’intègre la neuro-architecture dans mes projets

Je ne propose pas une maison « conçue selon la neuro-architecture » comme s’il existait un modèle à reproduire.

Cette expertise nourrit plutôt les questions que je me pose lorsque j’analyse et conçois un espace.

Comment allez-vous vous déplacer ici ?
Que verrez-vous lorsque vous serez assis à cet endroit ?
Cette implantation crée-t-elle des passages permanents derrière vous ?
Cet espace permet-il réellement l’activité à laquelle il est destiné ?
Les différentes fonctions peuvent-elles cohabiter sans se gêner ?
Où avez-vous besoin d’ouverture ?
Où avez-vous besoin de davantage d’intimité ?
Que se passe-t-il lorsque plusieurs personnes utilisent la maison en même temps ?

Et surtout : cette organisation facilite-t-elle réellement votre manière de vivre ?

Ces observations viennent ensuite nourrir les décisions d’aménagement : implantation des fonctions et du mobilier, circulations, relations entre les pièces, perspectives, lumière, couleurs, matières ou degré d’ouverture entre les espaces.

La neuro-architecture n’est donc pas une couche supplémentaire que j’ajoute à un projet.

Elle fait partie des connaissances qui nourrissent ma manière de regarder l’espace et de questionner les solutions que j’imagine.

Concevoir pour la personne qui va réellement habiter l’espace

C’est finalement ce qui m’intéresse le plus dans cette approche.

Elle rappelle qu’un intérieur n’est jamais seulement une composition de volumes, de meubles, de matières et de couleurs.

C’est un environnement dans lequel nous allons vivre, nous déplacer, nous reposer, travailler, recevoir, partager et répéter des milliers de gestes.

Sa réussite ne peut donc pas se mesurer uniquement à ce que nous ressentons lorsque nous le regardons terminé.

Elle se mesure aussi à la manière dont nous allons le percevoir, nous y déplacer et l’utiliser une fois que nous l’habitons.

C’est cette dimension que la neuro-architecture vient enrichir dans ma manière de concevoir : penser l’espace non seulement tel qu’il sera vu, mais tel qu’il sera réellement vécu.

Passage en arche structurant la transition entre deux espaces aux sols et couleurs différents

Concevoir pour la personne qui va réellement habiter l’espace

C’est finalement ce qui m’intéresse le plus dans cette approche.

Elle rappelle qu’un intérieur n’est jamais seulement une composition de volumes, de meubles, de matières et de couleurs.

C’est un environnement dans lequel nous allons vivre, nous déplacer, nous reposer, travailler, recevoir, partager et répéter des milliers de gestes.

Sa réussite ne peut donc pas se mesurer uniquement à ce que nous ressentons lorsque nous le regardons terminé.

Elle se mesure aussi à la manière dont nous allons le percevoir, nous y déplacer et l’utiliser une fois que nous l’habitons.

C’est cette dimension que la neuro-architecture vient enrichir dans ma manière de concevoir : penser l’espace non seulement tel qu’il sera vu, mais tel qu’il sera réellement vécu.

Concevoir pour la personne qui va réellement habiter l’espace

Dans mes accompagnements en architecture intérieure, ces connaissances viennent nourrir une réflexion beaucoup plus large sur vos besoins, vos usages et la manière dont votre maison doit fonctionner pour vous.

Si vous envisagez de repenser votre intérieur à Toulouse ou dans ses environs,
découvrez mon accompagnement en conception