Vous avez choisi cette maison.
Ces meubles.
Cette organisation.
Et pendant longtemps, tout cela vous a convenu.
Puis, progressivement, quelque chose ne fonctionne plus aussi bien.
Une chambre ne sert presque plus depuis le départ d’un enfant.
Le salon est toujours organisé comme lorsque toute la famille vivait à la maison.
Vous travaillez désormais régulièrement chez vous, sans avoir réellement de place pour le faire.
Vous avez besoin de davantage de calme, de rangement ou d’intimité.
Ou vous regardez simplement votre intérieur en vous disant :
« Je ne me sens plus vraiment chez moi ici. »
Ce sentiment apparaît souvent lorsque notre manière de vivre évolue plus vite que notre maison.
C’est précisément ce qui m’intéresse dans la psychologie de l’habitat : comprendre la relation que nous entretenons avec notre lieu de vie pour mieux identifier ce dont nous avons besoin aujourd’hui.
Nous n’habitons pas notre maison de manière neutre.
Nous y construisons des habitudes.
Nous nous attachons à certains objets.
Nous attribuons des fonctions aux pièces.
Nous organisons progressivement l’espace autour de notre famille, de notre travail, de nos loisirs et de nos contraintes.
Notre intérieur se construit donc autant avec nos choix qu’avec notre histoire.
Et cette histoire évolue.
Une organisation parfaitement adaptée à une famille avec de jeunes enfants peut devenir beaucoup moins pertinente dix ans plus tard.
Une pièce pensée pour recevoir peut perdre de son importance.
Un besoin d’intimité peut apparaître.
Le télétravail peut faire entrer une nouvelle fonction dans une maison qui n’avait jamais été pensée pour cela.
La psychologie de l’habitat m’aide à observer ces changements et à poser une question essentielle avant de transformer l’espace :
qu’est-ce que votre maison doit vous permettre de vivre aujourd’hui qu’elle ne vous permet plus suffisamment ?
Une maison évolue rarement d’un seul coup.
Elle accumule plutôt les adaptations.
Un bureau devient une chambre d’enfant.
Un coin de la salle à manger accueille quelques dossiers.
Puis un ordinateur.
Puis une véritable journée de télétravail.
Une chambre se libère, sans que l’on sache vraiment quoi en faire.
Des meubles restent à leur place simplement parce qu’ils y sont depuis longtemps.
Et progressivement, la maison peut conserver l’organisation d’une période de notre vie qui est pourtant terminée.
Cela ne signifie pas qu’il faille tout changer.
Cela signifie qu’avant de réaménager, il peut être utile de regarder ce qui correspond encore réellement à votre vie actuelle… et ce qui n’y correspond plus.

Une maison évolue rarement d’un seul coup.
Elle accumule plutôt les adaptations.
Un bureau devient une chambre d’enfant.
Un coin de la salle à manger accueille quelques dossiers.
Puis un ordinateur.
Puis une véritable journée de télétravail.
Une chambre se libère, sans que l’on sache vraiment quoi en faire.
Des meubles restent à leur place simplement parce qu’ils y sont depuis longtemps.
Et progressivement, la maison peut conserver l’organisation d’une période de notre vie qui est pourtant terminée.
Cela ne signifie pas qu’il faille tout changer.
Cela signifie qu’avant de réaménager, il peut être utile de regarder ce qui correspond encore réellement à votre vie actuelle… et ce qui n’y correspond plus.
On pense parfois qu’on en a simplement assez de sa cuisine, de son salon ou de sa décoration.
Pourtant, derrière cette envie de changement, il peut y avoir quelque chose de beaucoup plus concret.
Vous voulez ouvrir la cuisine parce que vous vous sentez isolé lorsque vous préparez les repas.
Vous souhaitez créer une suite parentale parce que l’intimité est devenue plus importante.
Vous voulez supprimer une grande table parce que vous ne recevez plus de la même manière.
Vous avez envie d’un intérieur plus épuré parce que la quantité de choses présentes dans votre champ de vision vous pèse désormais.
L’envie de transformer l’espace est alors la partie visible d’un besoin qui a évolué.
Mon travail consiste notamment à aller chercher ce besoin avant de décider de la réponse à lui apporter.
Parce que plusieurs solutions peuvent parfois répondre au même besoin.
Et que la première transformation imaginée n’est pas nécessairement celle qui y répondra le mieux.
Rénover ne signifie pas repartir de zéro.
Il y a dans une maison des choses auxquelles nous sommes attachés pour des raisons qui ne sont pas toujours esthétiques.
Un meuble de famille.
Une table autour de laquelle beaucoup de choses se sont passées.
Une bibliothèque constituée au fil des années.
Une vue particulière depuis un fauteuil.
Une pièce dans laquelle tout le monde aime naturellement se retrouver.
Ces éléments font partie de la relation que vous entretenez avec votre maison.
Les comprendre permet de distinguer ce qui doit réellement évoluer de ce qui mérite au contraire d’être préservé.
Je trouve cette question particulièrement importante lorsqu’un projet de rénovation commence.
Car à force de chercher ce que l’on pourrait améliorer, on peut finir par oublier de regarder ce qui fonctionne déjà très bien.
Dans une maison, il n’y a généralement pas une seule personne, un seul rythme et une seule manière de vivre.
L’un aime recevoir.
L’autre recherche davantage de calme.
L’un laisse volontiers les objets du quotidien visibles.
L’autre se sent mieux lorsque tout est rangé.
Un adolescent souhaite pouvoir s’isoler tandis que la famille veut préserver des espaces de partage.
L’un travaille à la maison pendant que les autres y vivent.
Aucune de ces façons d’habiter n’est intrinsèquement meilleure qu’une autre.
La difficulté consiste à créer un lieu capable d’accueillir ces besoins sans que l’un soit systématiquement satisfait au détriment des autres.
La conception devient alors aussi un travail d’arbitrage.
Que partage-t-on ?
Que sépare-t-on ?
Quels usages sont prioritaires ?
Où chacun a-t-il besoin de trouver sa place ?
C’est également pour cette raison que je ne conçois jamais un intérieur à partir d’une image idéale de la maison.
Je le conçois à partir des personnes qui vont réellement y vivre.
Achat immobilier.
Installation à deux.
Arrivée d’un enfant.
Famille recomposée.
Télétravail.
Enfants qui grandissent ou quittent la maison.
Départ à la retraite.
Parfois aussi une séparation ou la perte d’un proche.
Ces événements modifient notre quotidien et peuvent naturellement modifier ce que nous attendons de notre intérieur.
Une maison familiale peut soudain sembler trop grande.
Ou au contraire offrir de nouvelles possibilités.
Une chambre peut changer de fonction.
La manière de recevoir peut évoluer.
On peut avoir envie de davantage de convivialité, d’indépendance, de simplicité ou simplement d’un intérieur plus facile à vivre.
Le projet de rénovation devient alors une manière d’adapter la maison à cette nouvelle réalité.
Pas pour effacer ce qui existait auparavant.
Pour permettre au lieu de continuer à accompagner la vie qui s’y déroule.
C’est probablement là que la psychologie de l’habitat influence le plus directement ma manière de travailler.
Lorsque vous me dites : « Je voudrais ouvrir cette cuisine », je m’intéresse bien sûr à la faisabilité de cette transformation.
Et je cherche aussi à comprendre pourquoi vous souhaitez l’ouvrir.
Lorsque vous me dites : « Je voudrais plus de rangements », je ne commence pas immédiatement par dessiner des placards.
Je cherche à savoir ce qui doit être rangé, où vous l’utilisez, ce qui vous encombre réellement et ce qui manque aujourd’hui.
Lorsque vous me dites : « Je ne supporte plus mon salon », je ne commence pas nécessairement par changer le canapé ou les couleurs. J’essaie d’abord de comprendre ce qui ne fonctionne plus.
Parce qu’une demande d’aménagement contient parfois déjà une solution imaginée. Mon rôle est aussi de revenir au besoin qui se trouve derrière elle.
C’est à partir de là que nous pouvons chercher une réponse réellement adaptée.
Je ne cherche pas à interpréter votre maison. Je cherche à comprendre comment vous l’habitez.
C’est une distinction importante.
Une pièce inutilisée ne signifie pas automatiquement quelque chose de particulier.
Un intérieur très rempli non plus.
Et la couleur de votre cuisine ne permet certainement pas de définir votre personnalité.
Je ne cherche pas à tirer des conclusions sur vous à partir de votre intérieur.
Je l’observe comme l’un des éléments qui me permettent de comprendre votre manière de vivre.
Ce que vous utilisez.
Ce que vous contournez.
Ce que vous aimez retrouver.
Ce qui vous manque.
Ce que vous souhaitez conserver.
Et ce que vous n’avez plus envie de vivre de la même manière.
La psychologie de l’habitat devient alors pour moi un outil de compréhension du projet, pas une grille d’interprétation de la personne.

Une maison n’a pas besoin d’être continuellement transformée pour suivre chaque changement de notre vie.
En revanche, lorsque l’écart devient trop important entre la manière dont elle fonctionne et la manière dont nous vivons réellement, nous finissons souvent par le ressentir.
Par de petites contraintes quotidiennes.
Par des pièces que nous utilisons moins.
Par des usages qui se superposent difficilement.
Ou simplement par l’impression que notre intérieur ne nous correspond plus tout à fait.
Notre maison raconte une partie de notre histoire. Mais elle ne raconte pas toujours celle que nous sommes en train de vivre aujourd’hui.
Réaménager ou rénover peut alors permettre de rétablir cette cohérence.
Non pas en cherchant à créer une maison parfaite.
En créant une maison plus ajustée à ceux que vous êtes et à la manière dont vous vivez aujourd’hui.
C’est finalement ce qui m’intéresse le plus dans cette approche.
Elle rappelle qu’un intérieur n’est jamais seulement une composition de volumes, de meubles, de matières et de couleurs.
C’est un environnement dans lequel nous allons vivre, nous déplacer, nous reposer, travailler, recevoir, partager et répéter des milliers de gestes.
Sa réussite ne peut donc pas se mesurer uniquement à ce que nous ressentons lorsque nous le regardons terminé.
Elle se mesure aussi à la manière dont nous allons le percevoir, nous y déplacer et l’utiliser une fois que nous l’habitons.
C’est cette dimension que la neuro-architecture vient enrichir dans ma manière de concevoir : penser l’espace non seulement tel qu’il sera vu, mais tel qu’il sera réellement vécu.
Votre projet peut être l’occasion de la faire évoluer avec vous.
Découvrez comment je peux vous accompagner pour repenser l’aménagement et la décoration de votre intérieur à Toulouse et dans ses environs, afin qu’il corresponde davantage à votre manière de vivre aujourd’hui.
<iframe src="https://c-lugardon.systeme.io/public/remote/page/3367250825ddb9500fa48a7058656dc1f590103f"
width="100%"
height="600"
frameborder="0"
style="border:0; overflow:hidden;">
</iframe>